dimanche, septembre 03, 2006

Hallelujah


It's a broken Hallelujah.
Perhaps we found the way....
A family.
A broken family,
Will save us.
A broken family
Made in a Broken Hallelujah.

mercredi, août 30, 2006

Summer reading

De nombreuses lectures cet été. Le roman américain domine mais j'ai quand même essayé d'alterner avec des petits classiques bien français. J'ai aussi découvert un auteur franco-chinois intéressant par sa manière peu conventionnelle de mener son récit. Découverte également d'un auteur américain qui m'était jusque là passé maintes et maintes fois sous le nez mais que je n'avais pas eu le courage ou l'envie de lire. Voici donc la livre des romans que j'ai dévoré sur le sable fin des plages françaises:


T.C. Boyle...Un ami de la terre

T.C. Boyle...Water Music

T.C. Boyle...America

André Gide...Les faux monnayeurs

Hemingway...Pour qui sonne le glas

Le Sage...Gil Blas de Santillane

André Gide...La symphonie pastorale

Raymond Queneau...Le dimanche de la vie

John Steinbeck...Des souris et des hommes

Tom Robbins...Féroces intimes

André Malraux...La Condition Humaine

John Irving...Le Monde selon Garp

Marguerite Yourcenar...Souvenirs Pieux

Gao Xingjian...La Montagne de l' âme

Philip K. Dick...Substance Mort

ETCetcETCetcETCetcEtCeTc

mardi, août 29, 2006

Wall art 1


Le MoMA (Museum of Modern Art) de New-York consacre ce trimestre ci une importante part de son exposition temporaire au phénomène "wall art", comprenez tags. Il n'y a donc pas de raison que ce blog ne suive pas la tendance et voici pour commencer une fresque que j'ai photographié sur la route qui va de Biarritz à Saint Jean de Luz.

lundi, août 28, 2006

Trees and resolutions


Je suis revenu.
Reposé. Calme. Plein de bonnes résolution.
J'ai pu faire le point sur mon comportement de fin d'année. Egoisme, narcissicisme, indifférence, tels étaient mes maîtres mots. Bien des gens m'on fait remarqué cet étrange façon d'être, et je n'ai pas su les écouter. Le résultat a été une défection de quelques personnes que je considérai comme des amis, et un certain dégoût personnel.

Maintenant j'ai mis les choses au point. Pi-chan va se calmer. Il n'était plus qu'un petit enfant insupportable en Juin, il pense pouvoir renaître en Bouddha fin Août.
Désormais, je serai comme cet arbre.
J'enfoncerai mes racines loins dans le sol, pour rester attaché aux gens qui me supportent encore, je les aiderai, je ne ferai rien qui puisse leur faire de la peine.
Je laisserai mes feuiles s'en aller loin dans les airs, divaguer tant qu'elle veulent mais je ne me vantrai plus, je ne me moquerai plus de tout.
Mon tronc grossira, l'écorce se raffermira. Je deviendrai sain.
Enfin.

(assez parler de moi, je commence maintenant ma cure)

mardi, juillet 11, 2006

All over the World

Nana est à Osaka,
Alice (pas la princesse des démons, pas alicechan, l'autre Alice) s'en est allée pour San Fransisco,
Laulhe doit être quelque part à Londres (?),
Claire a pris ses quartiers d'été à Moscou,
Moana a fait son come back à Sidi Bou, la Ville {photo de Paul prise à Passy} Blanche,

Paul a déménagé à Toulouse, la ville rose, et il m'a laissé tout seul ici, dans cette cité grise (désormais il va falloir que je trouve quelqu'un d'autre chez qui squatter en cas de besoin, quelqu'un d'autre qui accepterait de passer une nuit blanche uniquement à parler avec moi, à refaire le monde à tort et à travers, une autre personne pour les chichas Vodka-Canabis, une autre personne pour les films indépendants sud-américains et camerounais, mais ne t'inquiète pas je ne te regrette pas et tu ne me manques pas car ce départ était prévu et que j'ai eu du temps à accepter que mon meilleur ami se casse vers des mondes meilleurs)

Continuons

Marie-Claire refait sa vie à Tôkyô,
Alice-chan se fait peut-être un peu chier au Vietnam (où elle tente de se défaire de son kakkoi),
Xavier se remue le cul à Ibiza,
Borice, toujours six pieds sous terre, ça ne change pas, ça peut pas changer,
Virginie fait de la voile à Grandville,
{photo de Pi-chan prise à Tôkyô}
Louis est à New-York où il drague des new-yorkais à l'insu de sa chère mère (qui j'espère ne lira pas cet artile),
Henri (el cousin de Grenoble) roucoule à Bamako avec sa fiancée,
Laura étudie la cuisine dans un resto de Beijin.



Et moi?
Moi j'ai trouvé mon mot: désillusion.
Désillusion. Mais les vacances aideront à effacer les bons et mauvais souvenirs. Désillusion.
Puisque vous voulez tout savoir je reviens de Deauville (où apperemment on ne connait pas les Blackdevils et où les naturistes gais mateurs et les groupes scolaires d'île de France sont rois) et demain je pars pour le sud ouest de la France (normalement Biarritz, peut-être Biscarrosse enfin un mois de road trip avec ..... ma tante et mon frère) avant de revenir à Paris pour repartir immédiatement avec mes parents dans les montagnes (Alpes Maritimes) à Saint Martin de Vésubie pour marcher au milieu de la nature (je recommande au passage un livre sur la nature, "Un ami de la terre" [A friend of the earth] de l'écrivain américain culte T.C. Boyle), réfléchir et me concentrer sur mes histoires d'ombres.
En perspective, un été passé en solitaire (à moins qu'une rencontre fortuite vienne bouleverser ces plans) qui me permettra enfin d'écrire, de raconter, de livrer toutes les histoires d'ombres qui se bousculent dans ma tête. Et à la rentrée, j'aurai peut-être avancer dans mon oeuvre.


{photo de Alice-chan prise à Bercy}

Petit message à Zinédine Zidane (je n'ai pas vu le match mais j'ai vu le zapping et j'ai vu le geste, le coup de tête): alors cher héros national, ramasseur de millions, je voudrais juste vous dire que la différence entre l'animal et l'être humain, lorsqu'il y en a une, c'est que l'humain, face à un problème, parle, communique. L'animal, lui, mord et griffe.

jeudi, juin 22, 2006

Paris je t'aime


Paris Je T'aime.
Enfin je t'aime les jours où il n'y a pas des foules de bauff qui viennent fouler tes pavés.
La fête de la musique. Parlons en.
Qu'est-ce qu'ils ont du se marrer tous ces jeunes à se bourrer la gueule.
Lorsqu'on revenait de notre petite promenade de nuit, vers Saint Michel et Saint Sulpice, j'ai vu tous ces jeunes avec leurs baquets de bière. Si c'est ça s'amuser alors je me dis que le monde est bien triste. Si fumer des joins one by one, boire comme des trous et balancer des cannettes vides sur les voitures de police, si ça c'est s'amuser alors je me dis que le quoscient intellectuel moyen des français est bien bien bas.
AU milieu de cette grande beuverie, je me suis dit tout d'un coup "et la musique elle est où là?". PArceque je vous explique, à la base cette fête est destinée à la musique et à ceux qui aiment la musique pas à tous les gros cons parisiens ou banlieusards qui adorent se bourrer la gueule. Pour ça il y a les fêtes de la bière.

Donc la prochaine fois, bande de bouseux, au lieu d'aller foutre la merde sur le parvis de Notre Dame et Rue Mouffetard, en croyant vous amuser alors que vous ne faîtes que vous soumettre aux schémas restrictifs des gouvernements actuels et de la société de consommation (le manque de sommeil me fait écrire des conneries), la prochaine fois, allez plutôt vous bourrez la gueule chez vous, organisez une blogparty quelque part en banlieue, sur un chantier abandonné et laissez les autres en paix. S'il vous plaît.
Je ne suis le "frère" de personne.


mardi, juin 20, 2006

Expo Los Angeles

Je sais je sais. Pour un parisien c'est pas bien. Cette exposition a été mise en place il y a plus de quatre mois et je n'y vais que maintenant. Je ne suis pas très "in" parceque j'ai raté le vernissage et que j'y vais bien après que tout le monde en ai parlé. N'empêche j'y suis allé c'est déjà bien.
Je commencerai par saluer les gérants de Beaubourg (Musée National d'Art Moderne) pour avoir accorder la gratuité des expositions aux moins de dix-huit ans. C'est vrai que c'est pas facile pour un jeune de payer cinq euros pour aller voir de l'art alors que pour le même prix il peut aller se faire un bon film au ciné d'à côté. C'est le premier bon point.

Alors l'exposition. D'abord je vous recopie l'introductions qu'ils mettent sur leur petit papier. "

"LOS ANGELES 1955-1985:

Los Angeles surprend par la diversité de sa scène artistique, marquée par un renouvellement continu des esthétiques et des artistes. L'art se nourrit de la complexité de cette "ville-monde" où les mouvements underground se mêlent à la culture pop californienne, à ses expressions communautaires, comme à l'univers des fabriques de rêves que sont Hollywood et Dysneyland. La période 1955-1985 a amené l'art de Los Angeles à un niveau de dévellopement exceptionnel qui fait aujourd'hui de cette ville une capitale artisique fascinante."

(une des seules photos que j'ai réussi à prendre avant que la commissaire de l'exposition me signifie l'interdiction de photographier.)

Voici maintenant pour poursuivre mon humble avis sur la question. Je pense que ce que j'ai préféré, ce sont les collages de la Beat Generation. Ces montages, assemblaes de photos, de publicités éparses et de plein d'autres choses sont impressionants. Ils fourmillent de détails. Sinon le meilleur passage, le plus "récréatif" je dirai, c'est celui consacré au mouvement "Perfomance". LEs artistes se filment dans des situations audacieuses, voir dangereuses, absurdes (cf. plus bas). Les films réalisés par le mouvement féministe de Los-Angeles sont aussi intéressants. Ils apportent une vision différente de cette ville à l'apparence inhumaine et peu chaleureuse.

Je tiens à consacrer un petit paragraphe à un "artiste" hors norme, celui qui a inventé le concept repris par les "jakass" plus tard et par tout ces petits cons sado-maso. CHRIS BURDEN, c'est son nom, a fait de l'art à partir d'expériences assez limites du point de vue déontologique. Voici par exemple le compte-rendu d'une des ses "performance".

"J'ai été enfermé dans le casier de consigne numéro 5 pendant 5 jours et je n'ai pas quitté ce casier pendant cette période. Le casier mesure 61 cm de longueur, 61 cm de largeur, et 91 cm de profondeur. J'ai cessé de m'alimenter plusieurs jours avant de réaliser cette performance. Au dessus de moi, un casier contenait une bouteille de 19 litres d'eau et au dessous de moi, un autre casier contenait une bouteille de 19 litres vide."

http://www.remue.net/article.php3?id_article=68 (un article qui parle de lui)

Voilà une de ses expériences. Et ce n'est pas la plus fantasque. Depuis de nombreuses personnes ont reproduit ce genre de défi personnel, mais l'important c'est que cela soit lui qui ait inventé ce concept. Autres performances: -Fire Roll (il étouffe un feu avec son corps), -Sleep in peace( Il est resté 22 jours dans un lit, au milieu d'un musée, pour une exposition temporaire et il s'exposait à la vue de tous les visiteurs) -The Subway (il s'est allongé de nuit sur une autoroute simplement protégé par des panneaux luminescents) -The Shoot (il s'est fait tiré dessus par un de ses amis).......


A noter également l'étrangeté sexuelle de Paul Mccarthy, la nostalgie de David Lamelas et de Dennis Hopper, l'hypnotique et hypnotisée Linda Montano, les bottes de Eleanor Antin, et le cul des singes de Mike Kelley. Pour ceux qui s'intéressent à l'art contemporain, cette exposition est le must.